

Une 3ème chambre à Berne pour y faire “siéger” l’intelligence artificielle.
Notre système politique actuel, avec ses deux chambres, le Conseil national et le Conseil des États, a bien servi la Suisse pendant des décennies. Cependant, il est temps d’envisager une évolution pour répondre aux enjeux de plus en plus spécialisés de notre société moderne.
Chers / chères ami.e.s de la démocratie,
Revenons sur terre.
En 2011 je déposais mon travail de master à l’uni sur le thème de la post-démocratie et avec la conclusion qu’il faudra créer une institution où les experts pourront négocier et prendre des décisions politiques, comme les parlementaires débattes aujourd’hui.
Le 15 septembre, c’était la journée de la démocratie et je souhaite explorer cette idée qui pourrait renforcer notre système politique et notre gouvernance : l’introduction d’une troisième chambre au Parlement suisse, composée d’experts par secteurs. Cette proposition, bien que révolutionnaire, pourrait jouer un rôle crucial dans la prise de décisions éclairées et la résolution des problèmes complexes qui façonnent notre pays.
Notre système politique actuel, avec ses deux chambres, le Conseil national et le Conseil des États, a bien servi la Suisse pendant des décennies. Cependant, il est temps d’envisager une évolution pour répondre aux enjeux de plus en plus spécialisés de notre société moderne.
L’idée d’une troisième chambre n’est pas de remplacer nos élu.e.s, mais plutôt de les compléter. Cette chambre serait composée d’experts dans divers domaines tels que l’économie, la santé, l’environnement, la technologie, l’éducation, etc. Ils seraient sélectionnés pour leur expertise avérée, leur indépendance et leur engagement envers le bien-être de la Suisse.
Ils changeraient pour chacune des thématiques.
Voici quelques avantages majeurs de cette proposition :
- Expertise spécialisée : Les décisions politiques requièrent souvent une connaissance approfondie et spécialisée. En intégrant des experts dans la prise de décision, nous nous assurons que les lois et politiques sont basées sur des données fiables et une compréhension approfondie des problèmes.
- Dépolitisation des décisions : Les experts n’étant pas liés à des partis politiques, leur contribution serait plus axée sur les besoins du pays que sur des intérêts partisans. Cela pourrait contribuer à réduire la polarisation et à favoriser la coopération.
- Résolution de problèmes complexes : Notre société fait face à des problèmes de plus en plus complexes, de la crise climatique à la gestion de la santé publique. Les experts peuvent apporter des solutions basées sur des données probantes et une compréhension approfondie.
- Transparence: Les délibérations de cette troisième chambre seraient transparentes, et les experts devraient rendre compte de leurs décisions. Cela favoriserait la confiance du public dans le processus politique.
Aujourd’hui, de nombreuses organisations de lobbyisme gravitent autour du parlement sans aucune transparence. - Éducation et sensibilisation : Cette chambre pourrait également jouer un rôle éducatif en expliquant les décisions complexes au public. Cela contribuerait à une meilleure compréhension des enjeux politiques.
Bien sûr, il y aurait des défis à relever, tels que la sélection des experts, la manière dont ils interagiraient avec les autres chambres et la nécessité de garantir leur indépendance. Cependant, ces défis ne sont pas insurmontables et pourraient être résolus grâce à un processus minutieusement élaboré.
L’introduction d’une troisième chambre au Parlement suisse, composée d’experts par secteurs, pourrait être une étape audacieuse vers une gouvernance plus éclairée et efficace. Cela pourrait permettre à la Suisse de continuer à prospérer dans un monde en constante évolution tout en préservant nos valeurs démocratiques fondamentales.
Je vous encourage à débattre de cette idée et à explorer comment elle pourrait être mise en œuvre pour le bénéfice de notre nation et de ses citoyens. C’est en cherchant constamment à améliorer notre système que nous resterons fidèles à la tradition de la démocratie suisse et à notre engagement envers un avenir meilleur pour tous.
Et qui sais, peut-être qu’un jour ce sera l’intelligence artificielle qui y siégera. Mais n’allons pas trop vite.
Les experts non liés à des partis politiques doivent venir compléter les deux Chambres du parlement afin d’y amener de l’expertise de façon transparente sur des sujets de plus en plus complexes.